Chambre avec vue

Au moins, depuis plus de 2 semaines que je suis dans cette chambre d’hôpital, elle a vue sur la Tour Eiffel et tout Paris.

Je ne vous cache pas qu’après l’épisode détresse respiratoire et réanimation, les choses ont été dures, dures.

On traite le tassement vertébral, qui d’ailleurs ne se traite pas vraiment, il s’agit plus de gestion de la douleur. Avec les pneumologues, on a testé des antalgiques, pour voir ce qui me soulage le mieux. Au bout de quelques jours, nous semblons être arrivés à un deal qui me permet de ne pas trop souffrir. Pour ça, je prends deux puissants antalgiques toutes les 4 heures et de la morphine matin et soir. Recommandation personnelle: du Nutella directement à la cuillère dans le pot, tous les soirs.

En plus de ce traitement médicamenteux, on me loue un Cefar, un petit boîtier que je porte autour du cou, relié à des patchs d’électrostimulation. Je dispose les patchs sur les lombaires et je choisis le programme. Cela soulage considérablement les douleurs, et a un effet détente non négligeable. Je peux bien sûr placer les patchs ailleurs, nuque, bras, articulations.

Enfin, j’ai eu le droit à une séance de sophrologie, dont je pourrais reproduire les techniques à la maison.

Au départ, ces problèmes de dos, je les dois aux fortes doses de corticoîdes que je prends, qui provoquent l’ostéoporose. Nous allons diminuer dès demain la dose de corticoîdes, et j’ai eu une injection d’Aclasta qui traite l’ostéoporose (une injection à faire par an).

Ça, c’était le dos. Rapidement sur ma GVH pulmonaire, qui n’est ni mieux ni pire mais pas terrible quand même, je garde mon traitement de base, 4 séances d’aérosols par jour et 2 séances de kiné respiratoire pour désencombrer mes bronches.

Pour finir, j’ai eu la bonne idée de faire une mini hémorragie d’un vaisseau des sinus qui m’a valu la pose d’une mèche réalisée par un médecin urgentiste barbare.

Ah, avec tout ça, j’ai régulièrement 17 de tension. Donc j’ai aussi un traitement pour ça.

Bien, bien, donc vous pouvez constater que je ne suis pas au Club Med, je suis sollicitée à longueur de journée pour les soins, les examens, les consultations, ce n’est pas à l’hôpital qu’on se repose!

Je ne sais pas quand je sors, ils m’aiment bien ici je crois, et puis il me reste une case sur ma carte de fidélité pour avoir une piqûre gratuite.

Allez, BANZAI !